Circoncision
La circoncision chez les garçons
La circoncision des hommes consiste en l’ablation partielle ou complète du prépuce. La circoncision est le plus souvent pratiquée pour des raisons religieuses et constitue l’intervention physique la plus fréquemment prati- quée dans le monde. Depuis décembre 2012, il existe en Allemagne une loi qui régule la circoncision des garçons pour des raisons religieuses. L'article 1631d du code civil allemand laisse aux parents la possibilité de décider de faire circonscrire leur enfant, leur permettant ainsi de mettre en œuvre leur droit à l’éducation.
La circoncision des garçons est ainsi régulée par l’autorité parentale.
En Allemagne, la circoncision de garçons peut être pratiquée même lorsqu’elle n’est pas nécessaire du point de vue médical. Elle doit être réalisée selon les règles de l’art médical. Dans les six premiers mois suivant la naissance de l’enfant, des personnes issues d’une communauté religieuse peuvent également effectuer une circoncision s’ils ont été spécialement formés pour cela et possèdent des aptitudes comparables à celles d’un·e médecin.
En Allemagne, la circoncision des garçons* est sujet à controverse. Pour certains, il s’agit d’un acte religieux important, pour d’autres, d’une atteinte à l’intégrité de l’enfant.
Mutilation génitale féminine
Deux termes sont utilisés dans la pratique : MGF (mutilations génitales féminines) et excision (coupure génitale féminine). L'abréviation MGF/E est désormais souvent utilisée. De nombreuses femmes concernées se sentent dépréciées par le terme de mutilation, c'est pourquoi le mot "neutre" de circoncision devrait être utilisé avec les personnes concernées, même si ce terme représente une banalisation irresponsable.
MGF/E ou excision consiste en l’ablation partielle ou totale, l’endommagement ou la mutilation des organes génitaux féminins externes.
Les MGF/E sont beaucoup plus répandues dans les pays africains et asiatiques qu'en Allemagne. Selon une analyse du ministère fédéral allemand de l'Éducation, de la Famille, des Personnes âgées, des Femmes et de la Jeunesse (décembre 2025), environ 86 500 femmes majeures en Allemagne ont subi des mutilations génitales, soit 83 % de plus qu'en 2017. Environ 11 100 filles en Allemagne sont considérées comme potentiellement concernées, et jusqu'à 25 000 comme étant en danger.
Depuis 2013, l'article 226a du code pénal allemand (StGB) punit les mutilations génitales féminines et prévoit des peines plus sévères. Conformément aux articles 226a et 5 du code pénal allemand, cette pratique est également punissable à l'étranger. L'infraction est passible d'une peine pouvant aller jusqu'à 15 ans d'emprisonnement. Les personnes impliquées risquent également la perte de leur titre de séjour. Cette mesure vise à empêcher les « excisions de vacances ». L'objectif du législateur est également de lutter efficacement contre les MGF/E et de sensibiliser le public à cette injustice.